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  • 9 janvier 2017
    15:30 - 19:00

Description

Adultes (18-54 ans) - Intermédiaire

Descriptif général :
Ce cycle est une période intensive de travail, conçue comme une véritable traversée des grandes problématiques et notions que doit maitriser un acteur : l’organicité, l’espace, le texte, l’interprétation, le jeu face à la caméra, la conscience d’une écriture. Un temps d’approfondissement, de recherche et de consolidation. Sa forme est un enchainement cohérent de sessions spécifiques (courtes ou longues) dirigées par des professionnels reconnus pour la maîtrise du sujet abordé.

Public concerné :
Intermittents du spectacle (comédiens, danseurs, circassiens, chanteurs…), d’une manière générale artistes-interprètes professionnels, en voie de professionnalisation ou ayant une pratique et une expérience de la scène ou des tournages. Ce cycle est également conçu pour des personnes désireuses de poursuivre une reconversion professionnelle (danseurs, chanteurs, gymnastes, circassiens, métiers de la caméra…) et souhaitant acquérir dans un temps relativement bref, les fondamentaux essentiels à l’exercice du métier d’acteur.

Il peut être proposé à des élèves étrangers envisageant un complément de formation (ayant suivi un enseignement initial en études théâtrales à l’étranger).

INTERVENANTS & SUJETS :
*Emma Roberts : Le corps comme lieu d’expériences et de transmissions

Directrice artistique de « Donner forme à l’invisible », organisme basé sur les Arts qui offre des ateliers, cours et formations dans la transmission du mouvement en 5 rythmes : pratiques somatiques du mouvement, comprenant des techniques d’incarnation pour non professionnels et professionnels. Elle travaille également en tant que directrice et directrice de mouvement dans le théâtre.
Elle enseigne au Royaume-Uni et en Europe.
Elle a commencé sa carrière en tant qu’actrice travaillant dans le cinéma, le théâtre et la TV. Elle a alors continué pour faire une formation complémentaire dans la direction, l’enseignement, et a ainsi obtenu un diplôme universitaire supérieur dans le mouvement et l’art dramatique. Elle a également fait une formation intensive en Théâtre physique avec l’Ensemble de David Glass, ainsi que des années d’études avec plusieurs des meilleurs praticiens de mouvement à travers le monde.

*Delphine Eliet : Le Jeu à travers la TCIC

Directrice pédagogique de L’Ecole du Jeu, Delphine Eliet poursuit sa recherche théâtrale et pédagogique à partir du « corps organique » de l’acteur. Ses travaux de pédagogue et les outils qu’elle a créés, dont la Technique de Confirmation Intuitive et Corporelle (TCIC), font l’objet d’une thèse à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon où Kéti Irubetagoyena sous la direction de Jean-Loup Rivière, s’interroge sur la façon dont présence et énergie de l’acteur sont sollicités par la TCIC.
Auparavant, Delphine Eliet a mené une carrière de comédienne et de metteur en scène. Dès l’âge de 15 ans, elle fait du théâtre son métier. À 21 ans, elle fonde avec Stanislas Nordey la Compagnie Nordey et joue dans plusieurs de ses mises en scène. Elle travaille également, avec Thierry Roisin, Bruno Meyssat et Céline Acquart. Parallèlement, elle commence à diriger des stages et des ateliers pour la Compagnie Maguy Marin, la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et l’Opéra National de Paris. La rencontre avec les sourds à l’IVT et la langue des signes, déclenche chez Delphine Eliet une réflexion sur le langage, l’écriture et les capacités d’expression des corps. En 2004, elle crée L’école du Jeu à laquelle elle se consacre depuis.

*Emma Pasquer : Le Jeu à travers la TCIC

Emma s’est formée à la T.C.I.C à l’Ecole du Jeu aux côtés de Delphine Eliet.
En 2008, elle fonde la troupe des EduLchorés avec laquelle elle initie une démarche de création ; elle signe notamment en 2011 la mise en scène de Vie de Grenier qui sera présenté au Théâtre du Soleil dans le cadre du festival Premiers Pas.
Depuis octobre 2012, elle réalise une thèse sur la place des disciplines non-théâtrales dans la formation de l’acteur en France aujourd’hui, à l’Université Paris X-Nanterre La Défense, sous la direction d’Emmanuel Wallon. Dans sa pratique, elle tâche de faire se rencontrer et se féconder transmission, création et recherche.

*Hassam Ghancy : L’immédiateté / Préparation aux castings

Il entame sa formation professionnelle de comédien au Théâtre-Ecole du Passage sous la direction de Niels Arestrup et Alexandre Del Pérugia. Tout en menant une carrière au théâtre et au cinéma, il n’aura de cesse de questionner son artisanat de comédien et de parfaire sa formation auprès de nombreux directeurs d’acteurs tels que Jack Garfein, Jack Waltzer, Sergeï Zemstov. Il jouera notamment dans des pièces de Shakespeare, Corneille, Tchékhov, Bernard-Marie Koltès, Kafka etc… Au cinéma il joue dans des productions américaines : « Rendition » de Gavin Hood, « Trahison » de Jeffrey Nachmanoff, « The greatest Journey » de Bruce Neibaur… En France on le verra entre autres dans « Secret Défense » de Philippe Haïm, « Les jeux des nuages et de la pluie » de Benjamin de Lajarte etc.

*Marcus Borja : Vocalité, choralité et musicalité dans le travail de l’acteur

Acteur, metteur en scène, dramaturge, professeur, musicien et chef de chœur. Docteur en Études Théâtrales et doctorant metteur en scène SACRE, il enseigne à l’Ecole du Nord, au Cours Florent, à l’ESAD et à l’Université Sorbonne Nouvelle. Il dirige également le chœur du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.
Après une première formation d’acteur au Brésil et un diplôme de lettres modernes à l’Université de Brasilia, il s’est formé en France à l’École Jacques Lecoq, à l’ESAD et au CNSAD. Titulaire d’un master en études théâtrales, il a également une licence et un master en histoire de l’Art et muséologie à l’École du Louvre.
Il a travaillé notamment avec Jean-Louis Hourdin, Jacques Rebotier, Sophie Loucachevsky, Fausto Paravidino, Éric Ruf, Yoshi Oida, Meredith Monk, Christiane Jatahy, Antônio Araújo, entre autres.
Il co-organise, en novembre 2015, au TGP et au CNSAD, le colloque international « Pratiques de la voix sur scène : de l’apprentissage à la performance vocale », réunissant chercheurs, artistes et pédagogues. Il a publié plusieurs articles, notamment « L’Écoute active et le silence parlant : la musicalité comme base pour la direction d’acteurs », dans l’ouvrage « La Direction d’acteurs peut-elle s’apprendre ? » (Les Solitaires Intempestifs, 2015). Sa dernière création, « Théâtre », spectacle choral pour 50 acteurs, crée en avril 2015, est reprise cette année au Festival JT16 et au Festival Impatience.

*Alexandre Louschik : Actions paradoxales – Source du jeu inspiré
Outils du jeu d’acteur – auteur* – autonome*

L’acteur est désormais co-auteur du spectacle, dans le sens où il n’est pas embauché pour dire les mots, mais pour contribuer, par sa compréhension de la pièce, à la mise en scène ; il est partenaire performant du jeu du metteur en scène. Le temps de l’acteur figurant est terminé.
Acteur russe, metteur en scène et directeur d’acteurs, formé à l’Académie d’art dramatique Schukine Vakhtangov de Moscou, son expérience de 30 années comme acteur de théâtre (à Riga : Théâtre « Nouvelle Génération », à Moscou : Théâtre « Ermitage », Théâtre – Studio « Album », Théâtre de Musique et de la Poésie) et pédagogue (diplômé du degré supérieur du Dépt. de l’Education de Moscou), lui a permis d’importer en France sa maîtrise des méthodes Stanislavski, Vakhtangov et Michaël Chekhov, qu’il conjugue à des techniques de psychologie cognitive pour optimiser les potentialités créatives des acteurs.
Alexandre a parallèlement développé une carrière d’auteur – compositeur – interprète : lauréat du concours international de la chanson artistique Andreï Mironov de Moscou, il a joué ses spectacles – concerts en Russie, en Europe et en France (84 villes) – label « Sélection Printemps des poètes » décerné à son CD « Troïka » et «Coup de cœur » de la FNAC. En 2015, Alexandre a signé avec Giampaolo Gotti la mise en scène du spectacle « Gabbatha » (de Fabrice Hajaj), sélectionnée au Festival du “Teatro del Sacro” en Italie. Il coache des acteurs (Jean Dujardin pour “Moebius” en 2013), dont certains sont à l’affiche dans des théâtres parisiens, en tournées en France, et au Festival d’Avignon.

CONTENU :

Du 9 au 27 janvier 2017
Le corps comme lieu d’expériences et de transmissions : Emma Roberts

À l’aide du touché, des sens, de l’anatomie expérimentale et du développement du mouvement, nous expérimenterons le fait d’être dans un corps à travers des approches somatiques du mouvement.
Cette première étape d’exploration permet de développer le sens interne de notre expérience en tant qu’interprète. Notre but est de savoir comment suivre notre réalité sensorielle, tout en étant engagé dans l’action et le jeu, et par conséquent apporter une plus grande présence et attention à nos actions.

Le corps comme espace d’imagination :
En explorant l’imaginaire du corps, l’espace vide interne, nous utiliserons des stimuli pour transformer l’espace du corps de l’interprète. Plus nous avons une maîtrise des énergies subtiles qui animent nos formes, plus nous développons notre capacité à utiliser le corps comme un terrain de jeu transformable.
En utilisant de multiples stimuli, tels que le monde naturel, l’Art, les autres formes de vie, les émotions, les systèmes élémentaires et énergétiques, nous trouverons des chemins subtils et dynamiques de transformations à travers le mouvement et l’incarnation.

Le corps dans la relation à l’autre et à son environnement :
Il s’agira de pratiques d’explorations du développement de notre conscience relationnelle aux autres. Nous travaillerons à comprendre comment nous habitons et imaginons notre environnement. À travers la puissance d’un interprète incarné, le public peut percevoir l’imaginaire dans l’espace.
Si l’interprète est pleinement habité en voyant la lune alors le public peut l’être aussi.

Incarner un processus créatif :
Nous commencerons par explorer l’improvisation, expérimentant ainsi les dynamiques, le rythme, en utilisant l’espace, la relation à l’autre, le cadre, la voix, le texte, les personnages, l’histoire, le groupe et la musique.
Ensuite nous traverserons des processus élémentaires du travail créatif, explorant différentes manières de transmettre une histoire. Dans toute cette étape, nous développerons notre compétence de rétroaction. Comment travailler en restant en dehors de notre processus créatif et donner forme au travail des autres.

9, 10, 11, 30, 31 janvier / 1, 2, 3 février / 7, 8, 9, 10 mars
TCIC et interprétation de scènes : Delphine Eliet / Emma Pasquer

La TCIC (Technique de Confirmation Intuitive et Corporelle), est le fruit des réflexions pédagogiques et artistiques développées par Delphine Eliet.
La Technique de Confirmation Intuitive et Corporelle entraine la personne à développer, entre autres, sa rapidité et sa souplesse, son charisme, ses capacités d’adaptation et de prise de décision, sa joie dans le travail. Autant de facultés qui sont essentielles à qui souhaite réellement entreprendre ou inventer.
Elle vise, dans le contexte de l’art dramatique, à développer un acteur complet, physique, « organique » et précis.
Il s’agit donc de découvrir un ensemble de procédés et d’exercices ludiques dont la fonction est de développer la conviction (sentiment d’évidence) et la sensualité (communication des sens) propre au corps de chacun. C’est une proposition qui encourage et affermit les modes de connaissance immédiate que sont, l’intuition, le désir, ou le rejet. « L’acteur » apprend comment considérer et comment jouer avec la situation présente et les objectifs qu’il s’est fixés.

La TCIC fait l’objet de travaux de recherches et d’études universitaires, notamment d’une thèse à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon où Keti Irubetagoyena, sous la direction de Jean-Loup Rivière, s’est interrogée sur la possibilité d’un enseignement de la présence scénique (intitulé de la thèse : « Peut-on enseigner la présence scénique ? Delphine Eliet, une pédagogue à la croisée des théories de l’art du jeu qui ont marqué le XXème siècle théâtral »).

Les notions principales développées :
Se laisser traverser par …
Accepter d’être altéré
Traverser la peur
Donner / Recevoir
Travailler / Ne pas travailler
L’ennui
Dissocier
Porter un propos
Transmettre

Les outils :
• Apprendre « de », et « par » son corps
o Développer ses perceptions et ses intuitions pour confirmer ou infirmer la justesse d’une décision.
o Utiliser le mouvement et la mobilité pour gagner en confiance.
o Découvrir ce qu’implique « être intime en public ».

• Dire et Convaincre
o Comprendre / Reconnaître une structure dramaturgique.
o Savoir transmettre et convaincre.
o Faire du propos ou du texte, un socle sur lequel reposer son travail.
o Acquérir une vitesse d’exécution qui repose sur des fondements vrais, et sensibles.
o Maîtriser techniquement l’action de dire des mots.

• Utiliser le silence et l’imagination

• Utiliser les émotions
o Savoir comment les laisser être et circuler sans se laisser submerger, sans les repousser. Profiter ainsi de l’énergie qu’elles nous offrent.
o Découvrir qu’aucune émotion n’est négative si l’on sait s’en servir.
o Utiliser une émotion pour servir un propos et atteindre l’interlocuteur.

6, 7, 8, 9, 10, 14, 15, 16, 17 février / 14, 15, 16, 17, 21, 22, 23, 24, 30, 31 mars
L’immédiateté – Préparation aux castings : Hassam Ghancy

C’est à travers un processus concret que se construit la capacité de l’immédiateté : La tâche de l’acteur est en premier lieu, de trouver le besoin profond du personnage, ce qui le meut, ce qui l’anime.
Il doit ensuite découvrir quels sont les obstacles que ce dernier doit surmonter pour parvenir à ses fins… il s’agit toujours d’une lutte, qu’elle soit intérieure ou extérieure. L’acteur doit ensuite préciser les analogies avec sa propre vie pour donner chair aux enjeux du personnage. Sa démarche doit être claire et saine pour ne pas altérer son intégrité.
Nous travaillerons à comprendre comment répondre à une demande immédiate du metteur en scène, du réalisateur ou de la directrice de casting… sans rien perdre de sa vérité et sans pousser.

13, 20, 21, 22, 23, 24, 27, 28 février / 1, 2, 3, 6, 13, 20, 27, 28, 29 mars
Vocalité, choralité et musicalité dans le travail de l’acteur : Marcus Borja

« Je travaille dix fois plus facilement avec un acteur qui aime la musique […] Rares sont ceux qui comprennent que la musique est le meilleur organisateur du temps dans un spectacle.
Le jeu de l’acteur c’est, pour parler de façon imagée, son duel avec le temps. Et ici, la musique est son meilleur allié.
Elle peut éventuellement ne pas du tout se faire entendre, mais elle doit se faire sentir. »
Vsevolod Meyerhold

Ce parcours propose une approche musicale des techniques et poétiques de la scène. Il s’agit d’interroger et de faire agir, dans le travail du plateau, la similarité et la complémentarité des modes de perception du temps et de l’espace, dans la musique et dans le théâtre, à partir de la vocalité de l’acteur-performer. Nous nous intéresserons aux notions d’écoute, de rythme, de phrasé, de ligne mélodique, d’harmonie, de contrepoint, de polyphonie, aussi bien dans leur rapport au travail du texte qu’à la dynamique et aux mouvements scéniques. Il s’agit de mettre en évidence, au moyen de différents exercices, la nature essentiellement musicale – notamment en ce qui concerne le rapport temps-rythme et l’harmonie chorale de la scène – des principes structurant l’organisation et l’accomplissement du phénomène théâtral.
Trois axes principaux orientent nos séances de travail et structurent les créations scéniques issues de ce dernier :

– le travail de l’écoute (interne et externe ; individuelle et collective) ; socle indispensable au jeu de l’acteur

– résolument inscrite dans le présent de la scène et de l’action – et garant de la qualité de son interaction avec l’objet (texte, chant, canevas), avec l’autre, avec l’espace.

– le travail de la voix et la recherche sonore à partir du matériau vocal aussi bien du point de vue technique qu’expressif. Ce travail se décline dans différents contextes d’exécution : le texte et la musicalité des mots, l’improvisation vocale dans le sens large, le chant polyphonique, le bruitage, la percussion corporelle.

– le travail de l’espace, dans le processus de création, de transformation et de mise en mouvement d’espaces poétiques à partir de l’élément sonore et de la vocalité sur scène.

L’écoute est le pilier qui soutient l’ensemble du travail. Elle est perçue ici non pas uniquement comme l’accomplissement ou le résultat d’un mouvement de l’extérieur vers l’intérieur, un « se laisser traverser par », mais aussi – par opposition, et donc, dans une tension féconde et permanente – comme un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, une traversée active de l’espace et de l’autre. C’est précisément la tension créée entre ces deux mouvements qui génère un état de pleine présence, une potentialité créative de/dans l’instant présent partagé et concret qui, même en l’absence de sons « audibles » rend le silence palpable.
La voix nous intéressera ici dans toute sa tactilité et sa corporalité. Émanation concrète du présent sensible, elle est indissociable du corps qui la porte, l’apporte et la supporte. Le corps chantant est à la fois producteur et produit de la vibration du son ; il expérimente et se fait traverser par l’énergie qu’il a lui-même générée. En outre, la gamme de possibilités sonores et expressives que peut produire notre appareil phonateur – qui se multiplient encore à l’infini quand on combine les sons produits par plusieurs personnes vocalisant ensemble – est une porte grande ouverte à la création. Que ce soit la voix parlée, chantée, criée, choralisée, tout ceci constituera à la fois l’outillage et la matière de notre travail. Plus qu’une chose, la voix peut aussi être un espace déployé dans le temps. Elle est le « lieu d’une absence qui, en elle, se mue en présence » (Paul Zumthor). Il s’agit ici de penser la vocalité comme localité ; la voix non seulement tisseuse de relations, mais aussi bâtisseuse d’espaces sensibles, univers et paysages sonores. Elle est certes, ce pont, ce bras, ce chemin tendu vers l’autre déployé dans l’espace, mais peut aussi incarner elle-même cet espace aux dimensions mouvantes et en perpétuelle réinvention.

Du 3 au 28 avril (attention : pas de cours le 17 avril)
Actions paradoxales – Source du jeu inspiré : Alexandre Louschik
Outils du jeu d’acteur/ auteur* – autonome
L’acteur est désormais co-auteur du spectacle, dans le sens où il n’est pas embauché pour dire les mots, mais pour contribuer, par sa compréhension de la pièce, à la mise en scène ; il est partenaire performant du jeu du metteur en scène. Le temps de l’acteur figurant est terminé).
L’objectif de ce dernier mois de travail est :
Acquérir et savoir utiliser les outils concrets pour :
– Analyser des pièces et des rôles ;
– Construire les scènes dynamiques ;
– Devenir l’acteur/ auteur autonome qui sait être un partenaire de jeu idéal.
Chaque art a ses secrets professionnels et l’art de l’acteur, aussi.
Pourquoi est-ce nécessaire de rechercher la nature paradoxale du jeu scénique?
Pourquoi et comment trouver les paradoxes cachés dans une scène, un rôle, une pièce?
Dans la solitude publique, comment trouver les émotions à travers les actions?
Comment exprimer le sens du texte à travers le contexte et le sous – texte?
Pourquoi exprimer les bonnes relations des personnages à travers leurs confrontations?
Est-il possible que le défaut fatal rende humain le héros positif?
Et pourquoi des qualités positives rendent crédible le personnage négatif?
Pourquoi une grande idée ne peut-elle être exprimée qu’à travers une bonne histoire?
Pourquoi jouer le début de l’histoire comme la fin des événements qui lui ont précédé?
Comment trouver les obstacles pour faire bien avancer votre histoire?
Pourquoi et comment oublier les spectateurs pour captiver encore plus leur attention?
Le Théâtre, c’est le laboratoire des multiples questionnements où chaque acteur trouve intuitivement ses propres réponses. La recherche des secrets d’un jeu inspiré était au cœur des découvertes des explorateurs de l’art dramatique comme Stanislavski, Michael Chekhov, Vakhtangov, Meyerkhold… qui ont à leur tour encouragé les recherches de Jean Vilar, Antoine Vitez, Laurent Terzieff…et aussi : Lee Strasberg, Elia Kazan, Stella Adler, Sanford Meisner… Jerzy Grotowski, Peter Brook, Eugenio Barba …Cette quête est sans fin.
Thèmes des exercices et du training :
• Découvrir en études scéniques, les triades Conflits – Collisions – Combats des personnages
Trouver les événements – clefs :
o déclencheurs ;
o de scènes ;
o des rôles ;
o Principaux – de toute l’histoire (scénario, pièce).

• Construire les lignes d’action des personnages :
o ligne d’actions physiques ;
o ligne d’action interne (monologue interne, deuxième degré d’action) ;
o ligne d’action verbale ;
o ligne d’action transversale du rôle.

• Déchiffrer le Super – Objectif (de l’auteur, du personnage – rôle, de l’acteur – créateur , du réalisateur – metteur en scène)
o Découvrir la composition de la pièce / scénario ;
o Réaliser le filage – spectacle de l’œuvre en études – improvisations.

NB : Une pièce de théâtre d’Anton Tchékhov et une ou deux de ses nouvelles seront proposées pour l’analyse – action au cours de ce stage intensif.

Horaires : entre 14h30 / 18h, du lundi au vendredi – 4 semaines / mois – 280h le Cycle

Dates : du 9 janvier au 28 avril 2017

Tarifs : 3750€ (+70€ de frais de dossier)
Pour prise en charge par l’AFDAS ou autre OPCA, nous pouvons vous proposer un devis spécifique.

Participation sur candidature (C.V. + lettre de motivation).
Merci de nous écrire à l’adresse électronique suivante: infos@ecoledujeu.com

Organisme

  • Ecole du Jeu
    L'école propose un ensemble cohérent de formations, délivrées par des intervenants spécialisés dans différents domaines (chant, butô, masque, diction, jeu face à la caméra,...). Toutes ces formations s'inscrivent dans une exigence commune de qualité et de responsabilisation des participants.

Lieu

36-38 rue De la Goutte d'Or, Paris, 75 - Paris, 75020, France


Métro ligne 4 - arrêt Chateau Rouge ou Barbès-Rochechouart



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